A ses pieds - Chapitre 4

20/01/2024

Perdu dans ses longues réflexions perverses et son phallus fièrement dressé à cause de l'excitation montant créché do, le millionnaire n'entendit pas la porte s'ouvrir sur un homme tout ce qu'il y avait d'élégant. Vêtu d'un pantalon et gilet beige moulant son corps avec merveille, la blancheur de sa chemise contrastait avec perfection à la couleur ébène de sa peau. Il portait un petit plateau où reposait une assiette avec du bacon cru, des œufs brouillés, trois tranches de pain complet ainsi qu'un verre de jus d'orange qu'il posa sur un guéridon. Il observa d'un œil inquisiteur l'érection de l'esclave qui lui faisait à présent face. Washington vint se poster devant lui, le regard sévère.

— Pourrais-je savoir qui vous a autorisé à bander ainsi ? dit-il dans un anglais impeccable. Je vois que des sanctions vont être nécessaires.

John, s'il avait pu, aurait sursauté quand son Majordome lui adressa la parole. Il ne semblait pas commode. Il se rappelait effectivement que Steven lui avait dit qu'il ne permettait pas les erreurs et il ne faisait que confirmer les propos de son patron. Washington sortit de la poche de son pantalon deux lacets noirs. Il noua le premier à la base de son sexe et le second pile sous son gland, en serrant fermement. Le riche se mit à gémir. Se tortillant comme il le pouvait. Cela lui faisait un mal de chien.

— Il est l'heure de manger. Je vais vous retirer le bâillon, mais attention, je n'accepterai aucun mot. Si vous avez le malheur de parler, la sanction sera la suivante : je vous le remets et vous ne souperez pas avant que le Maître revienne. Maître auquel je ferai mon rapport et sera mis au courant de votre écart de conduite. Est-ce claire ? Pour me répondre, faite un signe de tête positif.

La fermeté de sa voix ne laissait aucune place pour une quelconque rébellion. John déglutit et fit un signe de la tête positif. Il avait faim et n'avait aucune envie d'être considéré comme un enfant qui ne sait pas se tenir à table.

— Bien.

Il se retira et alla presser un bouton dans le mur qui eut pour effet de faire tomber lourdement à terre l'esclave dans un bruit de chaîne se déroulant. Un gémissement de surprise se mit à retentir. Puis Washington revint pour lui détacher les jambes. Pendant ce temps, John sentait une moquette épaisse et douce sous lui. Les mains toujours ligotées dans le dos, le Majordome vint glisser ses mains sous ses bras et le soulever comme un simple sac de linges. Il le cala sur ses jambes, alors qu'il manqua de retomber. Ses jambes étaient toutes engourdies. Il avait l'impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Son Majordome ne le lâcha pas. Restant immobile, le temps qu'il arrive à tenir correctement debout, puis le guida à travers la pièce où il se trouvait. Washington le fit arrêter.

— Asseyez-vous à genoux.

Sa voix demeurait ferme pourtant, il l'aida à s'installer sur un coussin qui semblait en fourrure et était vraiment très doux. Son intimité, nue, ainsi dessus, lui donnait un drôle de sentiment de vulnérabilité.

— Je vous retire le bâillon, vous n'avez qu'à ouvrir la bouche, je vais vous faire manger. Et n'oubliez pas ce que je vous ai dit.

Il fit un oui de la tête à nouveau, sans pousser le moindre son de sa bouche entravée. Quand la boule se retira enfin, il ouvrit grand la bouche et reprise une grande respiration. Cela faisait du bien. Un peu de salive coula du coin de ses lèvres et il sentit un bout de tissu l'essuyer. Puis cela fut une sorte de petit truc en plastique qui se posa sur sa lèvre inférieure.

— Aspirez, c'est du jus d'oranges.

John s'exécuta et but un peu. Le jus de fruits était bon. Sucré juste comme il le faut. Puis la paille quitta ses lèvres. Il rouvrit la bouche et cela fut une bouchée de nourriture qui s'y engouffra.

Des œufs ? Ils sont brouillés.

Il trouvait cela bon et mangea avec appétit. L'homme était peut-être sévère, mais semblait prévenant. Il essuyait sa bouche, lui donnait son pain par petits morceaux et caressa même ses cheveux quand il eut fini.

— C'est bien. Vous avez tout mangé correctement.

Quelque part, il était heureux de ce geste qu'il considéra comme affectueux et de ses mots. Cela sonnait comme une forme de récompense pour son bon comportement. Tout aurait été parfait s'il n'avait pas toujours un mal de chien à son érection qui devenait sincèrement douloureuse.

Tout en lui remettant son bâillon, l'homme commença à lui expliquer ce qu'il allait faire aujourd'hui avec lui.

Maudit bâillon !

– Pendant votre inconscience, vous avez subi un premier lavement. Ce soir, vous aurez droit au second. Il faut que votre hygiène soit impeccable et vous aurez droit à ce rituel deux fois par jour. Le matin au réveil et le soir vers dix-neuf heures. Pour uriner, vous n'avez qu'à vous mettre en tête les règles fondamentales que l'on reçoit quand on est enfant à l'école. Donc, je vous conduirai trois fois dans la journée aux WC. Le matin au réveil, dans la journée à quatorze heures et le soir avant d'aller dormir. Si vous avez envie après, vous devrez attendre et vous retenir correctement. Si vous avez le malheur de vous uriner dessus, vous serez puni.

Le riche fronça les sourcils à ce qu'il disait. Les règles étaient franchement dures, mais bon, se retenir ne serait pas un véritable souci. Il n'était plus un gosse et quand on fut un ancien informaticien, on avait l'habitude de ne pas aller souvent à la toilette.

Heureusement d'ailleurs.

— Comme le Maître vous l'a certainement dit, je vais faire votre éducation, ainsi que vous préparer à être pris pour la première fois, le moment venu. Tout comme je vais vous apprendre à prendre les bonnes poses pour vous offrir. La fellation fera partie des choses importantes que vous allez devoir assimiler et effectuer sans faire de fautes. Si vous désirez que tout se passe bien, vous n'aurez qu'un choix : Me faire confiance. Si je dis que tout ira bien, c'est que cela sera le cas. Si je dis que vous devez vous calmer et vous détendre, c'est que c'est la bonne démarche à prendre pour vous. Tout ce que je vous dirai fera foi d'évangile. Dans le cas contraire, la rébellion et la peur vous sanctionnera de punitions et rentra extrêmement pénible pour vous, les choses.

Le millionnaire l'écoutait, concentré sur ses explications et fit un « oui » d'un signe de la tête. Bizarrement, il se rendait compte que son ton, sûr de lui, le rassurait.

— Bien. Vous allez aller vous reposer dans votre panier près de la cheminée, le temps que vous effectuez une bonne digestion. Votre premier cours commencera dans trois heures.

Tout en disant cela, le Majordome prit sa main droite dans la sienne.

— Allez, debout.

Il se remit donc sur ses jambes, plus ou moins douloureusement, car son sexe était toujours prisonnier de ses entraves qui devenaient une véritable torture à supporter. De plus, il se demandait pourquoi, il devait aller se mettre dans un panier. Il était comment d'ailleurs ? Une corbeille en osier pour gros chien, avec ce drôle de tissus écossais à carreaux rouges ? On le traitait à la manière d'un animal en fait. Était-ce le fait qu'être un esclave voulait dire devenir un animal, au même rang qu'un chien de compagnie ? Il marcha à peine quelques pas, avant d'arriver près d'une source de chaleur très agréable. Les crépitements du feu se faisaient bien distinct à présent, tout comme l'odeur du bois qui emplissait ses narines.

Washington l'aida à s'installer correctement dedans, tout en se roulant en boule et le couvrit d'une plaide qui lui semblait être en lainage. C'était confortable. L'homme l'observait demeurer immobile et blottit dans sa couverture sans plus bouger. Il trouvait que son comportement était pour le moment plus que correct. Ainsi, il glissa ses mains sous le tissu épais et vint retirer les deux lacets qui retenaient prisonnier son phallus. Une forme de récompense supplémentaire.

John s'était laissé faire et fut soulagé que son Majordome mette un terme à cela. Ce dernier d'ailleurs, se releva une fois l'opération effectuée, observant encore la moindre réaction de l'esclave dont il avait la charge. Mais il resta tranquille pour sa plus grande satisfaction. Traversant le salon, il sortit de la pièce en refermant la porte derrière lui. Au bruit de ses chaussures qui avait à un moment claqué sur le parterre, le Millionnaire pensa qu'il devait y avoir du parquet en bois dans le salon où il se trouvait. Pourtant, à aucun moment, il ne l'avait senti sous ses pieds nus. Était-ce une marque d'attention de son Majordome que de ne pas vouloir le faire marcher sur un sol froid ? Peut-être. Il s'occupait bien de sa personne. Dans tous les cas, le sort en était jeté. Le riche avait désiré ardemment devenir un esclave et son souhait s'était réalisé malgré lui, au moment où il l'attendait le moins.

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